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Les IST
Qu’est ce qu’une IST ? C’est une infection sexuellement transmissible. Quelles sont les principales et les plus dangereuses de ces maladies ? Comment s’en protège-t-on ? Comment se soigne-t-on ? Bien sûr, il y a le sida. Mais malheureusement, il existe d’autres IST qui depuis peu font leur grand retour, telle la syphilis, surtout par manque de vigilance. Sexados fait le point sur les IST.
Le Sida, danger numéro un
SIDA signifie Syndrome d’immunodéficience acquise. Ce syndrome provoque une diminution progressive et inéluctable des défenses de l’organisme, ce qui donne la possibilité à d’autres maladies de s’implanter durablement dans ton corps. Une personne atteinte du sida doit donc être plus vigilante avec son hygiène. Elle doit faire attention et éviter de contracter des maladies qui, d’ordinaire, ne seraient pas dangereuses, mais qui dans son cas pourraient se révéler mortelles. On ne meurt pas du Sida mais des maladies que notre organisme affaibli ne peut plus combattre.
Transmission
Le virus à l’origine du Sida s’appelle VIH ce qui signifie Virus de l’immunodéficience humaine. Il se transmet par le sperme, par le sang, mais en aucun cas par la salive. Dès que la personne devient séropositive, elle peut transmettre le virus. Les modes les plus fréquents de contamination sont les rapports sexuels non protégés et la toxicomanie par intraveineuse.
Rappel des situations à risque :
oubli du préservatif pour toute pénétration
rapports oro-génitaux (fellation, cunnilingus) non protégés
absorption du liquide pré-séminal qui précède l’éjaculation
rupture ou glissement du préservatif au cours d’une relation sexuelle
partage de matériel d’injection (toxicomanie)
situation de violence (relations sexuelles sans consentement, etc.)
blessure par tout objet souillé de sang (aiguilles, etc.)
mélange du sang d’une personne atteinte par le virus avec celui d’une autre personne.
Se protéger, une question de survie
Il est très important de te protéger à chaque rapport sexuel et de te faire dépister régulièrement, car tu pourrais contracter le virus ou même le transmettre à ton partenaire sans le savoir. La grande force de cette maladie est de se faire oublier. On constate ces derniers temps une remontée en flèche du Sida et des autres IST car les partenaires ne font plus attention, ne se protégent plus.
Le sida, une réalité
On a oublié son existence, mais le virus est toujours là, bien présent. Selon les experts de l’ONUSIDA, 140 000 personnes dans le monde sont contaminées tous les jours, et plus de 40 millions sont déjà atteintes par ce fléau. C’est pour cela qu’il faut en parler le plus possible et s’informer sur cette maladie et ses conséquences. Le dépistage est une responsabilité : il est anonyme et gratuit dans les CDAG (centres de dépistage). Ces organismes de santé publique sont implantés partout en France. sida info service
Le test de dépistage
Attention toutefois : même si le test est négatif, il n’est fiable à 100% que 3 mois après le rapport à risque ; il faudra donc retourner en faire un autre un peu plus tard. Tu peux toutefois, après un rapport à risque, te rendre aussitôt aux urgences les plus proches de chez toi. Il existe en effet un traitement d’urgence à prendre dans les 48 heures qui suivent l’acte sexuel et qui réduit les risques de contracter le VIH.
Une fois le virus contracté
Il existe maintenant un traitement ( la trithérapie), qui permet de retarder les effets de la maladie. Il faut le prendre dès que les premiers symptômes se manifestent. Cependant, 25 ans après l’apparition des premiers cas, il reste impératif de te protéger car, même si les thérapies actuelles soulagent les malades et leur permettent de garder une certaine vie sociale, on ne guérit pas encore du Sida.
L’herpès, virus permanent
L’herpès touche 12 millions de français. Il peut se fixer sur la bouche, sur les organes génitaux, sur le doigt ou même au niveau l’œil. Une fois qu’il est dans l’organisme, l’herpès y reste à vie et réapparaît de temps à autre en se manifestant par ce que l’on appelle des « poussées d’herpès ». Il se transmet durant les rapports sexuels, mais également de la mère à l’enfant. Attention aux fellations sans préservatif, car là aussi, le risque de contraction de l’herpès reste important. Si l’on ne peut pas supprimer définitivement le virus, il existe tout de même des traitements permettant de limiter les poussées d’herpès. Cela commence d’ailleurs par une excellente hygiène corporelle.
Les mycoses, des champignons envahisseurs
Il s’agit de champignons microscopiques infectant le vagin. Les mycoses se transmettent par les rapports sexuels non protégés ou au contact d’un objet infecté, mais l’infection, la plupart du temps, est spontanée, c’est-à-dire qu’elle peut se déclencher n’importe quand et sans raison apparente. Les symptômes sont les suivants : démangeaisons permanentes de la vulve et de l’entrée du vagin, des pertes blanches épaisses, des brûlures vaginales, des rapports sexuels de plus en plus douloureux et une vulve rouge vif et gonflée. Il existe des traitements efficaces pour soigner les mycoses. Il y a d’abord un traitement par voie orale avec la prise de capsules ou de comprimés, le médicament détruit les champignons. Et enfin, il existe également un traitement par voie vaginale à introduire principalement le soir, même durant les règles.
La syphilis, une maladie très contagieuse
La syphilis, qui se traduit par une infection au niveau des muqueuses génitales, anales et buccales, est une maladie extrêmement contagieuse : 30 à 40% des partenaires d’une personne infectée risquent de développer à leur tour l’infection dans les 30 jours suivants le rapport sexuel. Si on la soigne rapidement elle ne dure que de 3 à 6 semaines mais sans traitement elle peut se développer pour atteindre 3 stades différents et ainsi durer de 6 à 24 semaines. La syphilis s’accompagne d’éruptions cutanées sur le torse, la paume des mains ou la plante des pieds. Enfin, la syphilis latente est le dernier stade d’évolution de la maladie, elle provoque des complications neurologiques, des troubles visuels, des problèmes cardiovasculaires ainsi qu’au niveau des articulations osseuses. Le traitement de la syphilis se fait à l’aide d’une seule injection de pénicilline.
Les hépatites, les ennemies du foie
Ce sont des infections qui atteignent le foie. Elles se transmettent en partie par les rapports non protégés mais peuvent avoir d’autres origines. On dénombre trois types d’hépatites.
l’hépatite A : même si elle est sexuellement transmissible, elle se transmet la plupart du temps par l’absorption d’eau ou d’aliments souillés par des matières fécales. Une mauvaise hygiène de vie favorise sa transmission. Heureusement le vaccin contre l’hépatite A est efficace et peut éviter des symptômes gênants comme la jaunisse. Attention de ne pas oublier les rappels de vaccination.
l’hépatite B : c’est une maladie chronique qui peut entraîner une cirrhose du foie. Cent fois plus contagieux que le virus du sida, le virus de l’hépatite B est parmi les virus les plus redoutables du monde. Là encore il est très important de se faire vacciner et de faire les rappels nécessaires, malgré la polémique autour de ce type de prévention et les risque de sclérose en plaque.
l’hépatite C : c’est un virus silencieux qui touche près de 800 000 personnes dont un tiers voire la moitié ignore être infecté. Cette maladie peut dégénérer en cancer ou en cirrhose du foie. Elle peut se contracter par les rapports sexuels non protégés mais également par la toxicomanie, le tatouage ou le piercing, c’est pour ça qu’il faut bien te renseigner et être sûr de la personne qui te tatoue ou te fait le piercing.
La chlamydiae, danger sur la fertilité
C’est sûrement la moins connue des IST mais elle reste associée à des noms évocateurs tels que la « chaude pisse » ou la « vérole ». Celle-ci en plus d’être très contagieuse est sournoise. Certains hommes et certaines femmes sont porteurs de la bactérie sans être pour autant malades. Mais ils peuvent ultérieurement développer une réelle infection particulièrement grave.
Chez la femme, elle est responsable de certains cancers du col de l’utérus, et peut aussi entraîner la stérilité. La fertilité masculine est, elle aussi, menacée. Il existe un dépistage en vigueur chez toutes les femmes âgées de 15 à 29 ans, avec des contrôles tous les six mois pour celles qui ont des antécédents d’infection. Il se pratique à l’aide de prélèvements urinaires, vulvaires et vaginaux pour la femme et spermatiques pour les hommes.
Eddy B.
Les adresses de référence du net :
www.sida-info-service.org
0 800 840 800 (appels gratuits et anonymes)
www.aides.org
www.gayvox.com
www.multisexualites-et-sida.org
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